Vivre sans smartphone en 2019, et si on essayait ?

Publié dans Bien dans ma tête par Jouvence23 Commentaires

Il y a deux semaines, j’ai perdu mon téléphone. Et depuis, j’ai décidé de ne pas en racheter. Aujourd’hui, en 2019, j’ai vu cela comme une véritable expérience d’adaptation, de découverte et de déconnexion. Étudiante en communication, mon smartphone était au cœur de mes journées, de mes recherches, de mes travaux de groupe. 93% de la population a un téléphone  et parmi eux, près de 8 personnes sur 10 possèdent un smartphone. Alors, vivre sans smartphone, voire carrément sans téléphone portable est-il réellement devenu mission impossible ? Que perd-on ? Que gagne-t-on… ? Voici donc un petit article, bien plus personnel que les autres, sur mon expérience et ma réflexion la concernant.

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Le smartphone, ce Couteau-Suisse

Si vous êtes de la génération Y, comme moi, votre smartphone vous sert surtout à envoyer des messages. Du moins, c’est ce sur quoi nous passons le plus de temps lorsque nous utilisons notre téléphone. Pourtant, à la perte de mon téléphone, ce sont d’autres problèmes, d’autres « manques » qui ont fait surface : Comment vais-je me réveiller demain ? Comment vais-je accéder à mon planning durant la journée ? Comment vais-je prendre des photos ? Ecouter de la musique ? Consulter l’heure ??…

Le smartphone contient des dizaines d’applications qui rythment nos journées et notre façon de communiquer ou de nous informer. Sans nous en rendre compte, ce sont tout autant d’objets que nous ne possédons ou n’utilisons plus. Avec un côté positif : la réduction de nos achats et de nos déchets, mais aussi un négatif : la dépendance à cet outil ultra-connecté, dénué d’authenticité.

Habitant en colocation et ne souhaitant pas acheter de réveil pour le moment, c’est avec douceur que mes colocataires viennent toquer à ma porte le matin avant que j’aille en cours (pas désagréable !). J’ai également retrouvé l’utilisation de l’agenda papier pour retranscrire mon planning. Pour les photos ? C’est plus compliqué. Vous avez la possibilité de récupérer un petit appareil photos numérique. Le mieux est malgré tout de se rendre compte que notre société est actuellement bien trop « visuelle ». Qu’est-ce que vous perdrez à décrire votre super gâteau au chocolat à votre meilleure amie au lieu de lui envoyer un cliché (parfaitement instagramable, ça va de soi) ? Quand à la musique, un bon vieux MP3 fera l’affaire. Les téléphones classiques (sans internet) permettent aussi de stocker quelques musiques et de brancher des écouteurs. On court aussi faire changer la pile de sa montre qui dont les aiguilles se sont arrêtées de tourner en 2014.

Mais n’oublions pas ce que nous avons aujourd’hui tendance à faire passer au dernier plan : un téléphone sert d’abord à appeler. Et c’est bien ce qui me manque le plus. N’importe quel téléphone peut convenir : un fixe, un vieux Nokia, le téléphone d’un ami… Mais aucun autre objet ne pourra vous permettre d’appeler (hormis votre ordinateur si vous passez par internet). Il fallait tout ça pour se rappeler de la fonction de cet objet que nous transportons partout avec nous depuis 10 ans !

Compenser, pour le meilleur et pour le pire

Ne plus avoir de smartphone crée très clairement un vide pour une personne (notamment quelqu’un de mon âge) qui, même sans y être accro, s’en sert au quotidien. Alors, forcément, il faut compenser : pour combler le vide psychologique, mais aussi et surtout pour pouvoir communiquer avec notre entourage malgré tout. Si certains s’imaginent que se détacher de son téléphone, c’est se libérer et redécouvrir la nature, vous devez confondre avec une excursion Safari tous frais payés. Car personnellement, je me suis plutôt retrouvée à passer beaucoup plus de temps sur mon ordinateur. Nous avons effectivement pris l’habitude de discuter avec tout le monde tout le temps. Mais cette habitude ne peut être réaliste que lorsque vous avez un téléphone. Rester planter à son bureau devant l’écran de son ordinateur la même quantité de temps que ce que l’on a l’habitude de passer sur notre smartphone n’est clairement pas libérateur ni « déconnecteur », bien au contraire. Ne plus avoir de smartphone, ça signifie aussi alors qu’il faut réorganiser et redéfinir sa façon de communiquer. Par exemple : privilégier les appels (si l’on possède tout de même un téléphone) ou se restreindre à quelques mails ou messages plus longs racontant toute notre journée à notre amoureux qui se trouve au bout du monde, au lieu de saturer les réseaux Messenger durant 4h !

Ce que je veux dire par là, c’est qu’il n’est pas sain de compenser une technologie par une autre, surtout lorsqu’elle est moins adaptée. Se passer d’un outil actuellement au cœur de la société vous demandera forcément de vous adapter à une nouvelle façon de vivre et de vous organiser, de renoncer à certaines choses ou de les faire différemment. Cette remarque s’applique à la communication mais également à tout ce que votre smartphone nous permet aujourd’hui de faire : les applications pour noter les séries que nous venons de visionner, celle qui nous rappelle quand vont tomber nos règles, Google Maps… Ce n’est qu’avec un peu d’expérience que l’on peut réellement se couper de ces nouvelles technologies omniprésentes. Alors, une petite discussion avec nos parents s’impose, pour s’inspirer de leur mode de vie « d’antan ».

Déconnecter, enfin !

Après avoir fait face à tous ces petits problèmes d’adaptation, oui ! ne plus avoir de téléphone peut s’avérer très libérateur. Pour nos yeux, nos cervicales, notre cerveau en fusion en permanence… L’étudiante que je suis peut plus facilement décider des moments où elle souhaite recevoir des messages concernant le dernier dossier à avancer, ou répondre à ce sondage, ou encore voir cette vidéo-qu’il-faut-absolument-voir. Puis, ne plus parler à 5 personnes tout au long de la journée est très reposant, je dois l’avouer.

Mais déconnecter signifie aussi se « reconnecter » à des objets plus authentiques, plus tangibles : une carte au lieu de Google Maps, un carnet de notes au lieu de Google keep (oui Google en prend un coup, avec cette histoire)… En parlant de déconnexion, devinez de qui vous vous éloignez aussi, en supprimant le smartphone de votre vie ? Du marketing digital qui vous géolocalise en permanence et trace le moindre de vos mouvements. Se détacher de son smartphone, c’est faire un pas de plus vers la liberté de (ne pas) consommer.

Je ne clôturerai pas cet article sans parler d’organisation : vous vous en doutez, ne plus avoir cet outil qui nous donne accès à tout, tout le temps, demande de prévoir nos actions et nos déplacements. Repérer son trajet avant de quitter la maison, avoir un carnet un stylo sur soi pour toujours pouvoir noter les choses importantes, imprimer certains documents à l’avance (comme les billets de train)… Mais pas de panique, ça s’apprend, ou plutôt, ça se réapprend. Et c’est plutôt enrichissant !

En fait, je résumerais ce changement par son impact sur notre liberté. Ne plus avoir accès à tout, tout le temps nous permet de choisir que nous ne regarderons nos mails que ce soir, sur notre ordinateur. Que la vérification de nos comptes pourra attendre ce week-end. Que nous ne relierons ce dossier qu’une fois arrivés au bureau. On l’oublie, mais nous sommes bien trop confrontés à cette rupture de barrière entre l’école/le bureau et le privé. Cette invasion de la vie professionnelle dans la vie intime est toujours encouragée par nos smartphone et cette culture de l’accès à « tout, tout de suite ». Ralentissez le rythme, reprenez le contrôle de vos journées et dites à votre smartphone que ce n’est pas lui, c’est vous, qui vous avez besoin de faire un break.

Je vous invite à aller voir ces quelques chiffres intéressants sur l’utilisation de notre téléphone.

Elodie Gindrier

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Vous téléphonez en traversant la rue ou en conduisant, vous vous orientez grâce à Google Maps, vous vous endormez sur Netflix ou YouTube, et vous vous réveillez avec un smartphone dans la main…

Stop ! Vous saturez du tout-numérique ? Apprenez à vous en passer ! Pas totalement, bien sûr, les nouvelles technologies sont de précieuses aides, mais soyez sûr(e) de garder tout de même le contrôle.

Qui peut prétendre ne jamais s’être laissé submerger au moins une fois ? Comment se protéger ? Le but n’est pas d’éradiquer le numérique de nos vies mais d’en tirer le meilleur sans qu’il prenne le meilleur de nous mêmes… Ce guide pratique et ludique vous invite à remplacer de mauvaises habitudes contre-productives par des rituels utiles dans tous les domaines de votre vie. Lancez-vous dans ces 16 challenges, c'est parti !

Commentaires

  1. Salut !
    je suis touché par ton témoignage car je vis la même chose depuis environ 1 ans. J’ai actuellement 20 ans et je n’ai pas de smartphone, mais un nokia 3310. C’est la lecture du fameux livre ‘Is google making us stoopid ‘, de l’américain Nicolas Carr, qui m’a poussé à progressivement de déconnecter et à limiter l’emprise que le numérique à sur moi. Tout comme toi, j’ai pu constater des effets très positifs au long ce “sevrage”, surtout sur ma concentration au travail et mes rapports aux autres.

    As-tu déjà été critiquée ou exclue pour ton choix ?
    Pourquoi ne pas échanger nos adresses email ? Entre “anti-progressistes”(comme ils disent x) ) on se comprendra peut être ^^

    1. Author

      Bonjour Tom 🙂 Merci pour ce commentaire et ce “témoignage” ! Ne pas avoir de smartphone a des avantage et des inconvénients, comme je le dis dans l’article. Tout dépend de ce que l’on cherche, des habites de vie que l’on a…
      Je ne suis pas restée très longtemps sans smartphone (j’ai un peu du mal à ne pas me perdre sans Maps, j’avoue ! ) mais lorsque j’ai fait part à ma famille du souhait de reprendre un vieux T9 au lieu d’un smartphone, à l’époque, tout le monde ne comprenait pas très bien pourquoi. Surtout mes parents ! Ceux qui avaient grandi sans, donc… Etrange ! Pour le reste, je n’ai pas ressentie d’exclusion, tant que l’on s’organise pour pouvoir contacter ses amis.

      Aujourd’hui, je cherche un juste milieu entre un smartphone qui peut faire trop de choses et un 3310 ! Ça commence à arriver sur le marché, pour répondre à des demandes de sobriété comme les nôtres.

      Tu peux me contacter à e.gindrier@editions-jouvence.ch si tu veux qu’on échange à ce sujet !

      Bonne continuation dans ton “sevrage” et bravo pour cette décision qui va à l’encontre de tout ce qu’on nous impose dans la société actuelle !
      A très bientôt,
      Elodie

    2. Bonjour,
      Je n’ai jamais eu de téléphone portable et encore moins de smartphone, aujourd’hui, l’europe impose une identification renforcée pour la consultation des comptes en ligne et les paiements en ligne. Je n’ai pas encore trouvé la banque qui avait mis en place un autre outil que le smartphone.
      Alors quid de la vis sans smartphone, pour moi, ceci relève de la discrimination, j’ai pesté, et puis après quelques jours de réflexion et de colère, j’ai reconsidéré ma position, et finalement, il y a 40 ans je faisais comment… donc pour ma part, je n’achetais pas sur internet, je tenais mes comptes manuellement. C’est décidé, je l’ai fait, je peux le refaire et en plus c’est bon pour la planète!!
      La DISCRIMINATION peu avoir du bon 😀

      1. Author

        Bonjour ! Plus nous avançons dans le temps, plus le fait de vivre sans smartphone devient un combat ! Il faut savoir s’adapter lors de certaines décisions, mais aussi rester fidèle à ses valeurs et à la façon dont nous avons envie de vivre… Bel objectif, donc ! Bon courage pour la suite de votre bataille 😉
        Elodie

  2. Bravo pour cet article qui m’ouvre les 👀. J’ai souvent pensé à faire la même chose mais jamais « réussi » à me lancer vraiment car peu d’être « exclu » de la vie … un peu bête la réflexion 😆
    Après avoir lu ton article et le commentaire de TOM, je vais stopper mon smartphone et me rabattre sur un Nokia 3310 nouvelle génération, juste pour téléphoner.
    Ton article m’a vraiment conforté dans ma réflexion qui date d’au moins un an.

    1. Author

      Merci Jérémy ! Je suis contente que ça ait pu être ton déclic ! Comme je l’ai dit en répondant à Tom, tu as certaines marques (je pense au Nokia 8110 notamment) qui proposent des téléphones assez minimalistes qui te permettent quand même d’avoir un accès à internet et quelques applications (GPS ou agenda par exemple). Ca peut être un bon compromis, si comme moi, tu as parfois besoin d’accéder à certaines informations ou outils. Et si tu veux totalement te déconnecter, le 3310 est, en effet, hyper fort symboliquement et concrètement ! Bon courage dans l’entreprise de ce changement qui demande beaucoup d’adaptation. N’hésite pas à nous tenir au courant de tout ça 😉
      Elodie

  3. J’ai toujours un smartphone, mais n’ayant presque aucun ami à contacter avec, je me demande à quoi bon le garder….

    Si, pour mes parents. Ils veulent que je reste joignable, ça les rassure.

    À titre personnel, il me faudrait l’inverse d’un Nokia 3310. À savoir, un smartphone qui ne peut que aller sur internet, mais ni appeler, ni envoyer des SMS. Vu que je n’ai presque personne à appeler, ou à qui envoyer des SMS.

    Mon smartphone, je l’utilise comme un PC en réalité. Vu que je suis allergique à ces grosses machines lourdes, bruyante, et qui font en 2 minutes ce qu’un smartphone peut faire en 20 secondes.

    1. Author

      C’est une problématique totalement opposée à ma vision, je l’avoue ! C’est très intéressant d’ailleurs. Peut-être que ce que tu cherches s’apparente plus à une tablette du coup. Soigne bien la relation que tu as avec tes amis, en tout cas 🙂 Et bonne continuation !

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  5. Moi non plus je n’ai pas de smartphone, mais un téléphone portable tout simple que j’active avec 1 carte seulement quand je n’ai pas de téléphone fixe sous la main, c’est à dire rarement. C’est hallucinant de voir que dans les transports en commun 8 personnes sur 10 ont les yeux rivés sur leur smartphone et se font éclater les tympans avec leur musique à fond. Quand on pense au prix de revient de l’appareil, des abonnements etc (sans parler de leur future surdité)… alors que bon nombre d’entre eux sont au SMIC et fraudent pour ne pas payer leur carte Navigo, çà laisse pantois… On n’a pas les mêmes priorités. Je n’ai pas de connexion internet non plus, je vais à la médiathèque. Je pense que les gens ont été demandeurs pour se créer un boulet dont ils sont devenus accros, comme à 1 drogue, à la cigarette etc… et qui leur bouffe leur temps, leur argent (parents avec 2 enfants = 4 portables) et leur vie. Tout le monde semble penser que tout le monde possède un smartphone, possède une voiture, possède un ordinateur, POSSEDE. Quitte à s’endetter un max pour se payer tout çà. Avant, on n’avait même pas de téléphone fixe, on allait téléphoner dans une cabine. On ne blablatait pas pendant des heures devant tout le monde. On n’avait pas de voiture (sauf les gens aisés). Aujourd’hui allez dire à un gosse que vous n’avez pas de smartphone, de voiture ou d’ordinateur : il ne comprendra pas. Et comme c’est entré dans les mœurs, tout va dans ce sens : obligation de faire sa déclaration d’impôt en ligne, changer d’adresse sur sa carte grise en ligne uniquement, magasins excentrés en périphérie : pas grave, tous le monde a son permis de conduire. Ce qui fait que de possibilité, ces objets sont devenus une obligation. Une dictature. Et ce n’est pas près de s’arranger quand on voit que les parents payent déjà un smartphone à leur (jeune) bambin.

    1. Author

      Bonjour Ylenia !

      Votre vision des choses est vraiment très intéressante, et je pense qu’on ne peut que la saluer (même si tout le monde n’a pas les mêmes envies et besoins). En effet, nous nous enfermons nous-mêmes dans un monde où il devient de plus en plus dur de vivre sans smartphone, sans internet… Décider de ne pas posséder de smartphone ou d’ordinateur aujourd’hui résulte du combat au quotidien (comme toute attitude qui ne respecte pas les normes !).
      Tout le mon est libre de vivre de la façon dont il le décide, et je trouve effectivement dommage que cette possibilité soit de plus en plus inatteignable.

      Continuer de montrer que certaines personnes ont besoin de pouvoir faire ce choix est important. De plus, la tendance est à la recherche de sens et, qui sait, le monde reviendra peut-être doucement à une façon de vivre un peu plus simple et authentique.

      Belle journée à vous et merci d’avoir partagé votre réflexion,
      Elodie

  6. Très bon article, merci beaucoup^^
    J’ai 16 ans et je me suis rendu compte que c’était mon smartphone qui commençais à me contrôler et non moi.
    J’ai acheté un petit bigo à 10€, j’ai réussi a tenir 1 semaine avec…
    Mais c’est que la rupture était trop violente (plus de musiques, de photos, de jeux, de maps…) . J’ai donc cherché et trouvé un bon compromis entre un smartphone et un bigo et j’ai trouvé plusieurs téléphones qui on un accès a internet et un gps tel que le Nokia 8110 ou 3310.

    Je souhaite à tous ceux qui essayeront cette rupture de réussir.

  7. Bonjour ! merci beaucoup pour ton article, cela me conforte dans mon projet !

    J’ai 23 ans, à la base je voulais un petit téléphone “anti-choc et étanche” à emporter lors de mes journées outdoor (randonnée, kayak, VTT etc), car en effet il m’est arrivé de faire tomber mon iphone dans la terre et le sable… et c’est pas top. Puis la batterie sur ce genre de téléphone est plus adapté.

    Il est vrai que je prend conscience que je suis beaucoup trop sur mon smartphone, toujours à le regarder pour savoir si j’ai des notifications, pour l’heure, mes notes, mes mails. Ça me pollue le cerveau…
    J’ai beaucoup réfléchis à quel téléphone j’allais donc prendre pour qu’il soit à la fois adapté à mes sorties et à la vie de tous les jours, j’avais peur de prendre un téléphone qui fait QUE téléphone et sms, je pense toujours à l’urgence “et si je suis perdu ?”, “et si je dois chercher quelque chose sur internet d’important ?”

    J’ai trouvé ! le nokia 800 tough, un téléphone à touches qui capte la 4G, qui peut aller sur internet, google maps, plusieurs appli style facebook, twitter, youtube, il y a même des petits jeux… le parfait mélange entre en 3310 et un smartphone (et en plus anti-choc et étanche)… l’avantage c’est qu’avec un écran 2,4” je serais moins tenté de naviguer sur internet et sur les réseaux sociaux, ça c’est sur !

    Sur le même système il y a aussi le nokia 2720 Flip (à clapet) ou le nokia 8110

    Très bonne continuation !

    1. Author

      Salut Lucas,

      Je vois que nous avons eu le même “combat” pour les mêmes raisons et les mêmes peurs. On ne va pas se mentir, ces peurs sont parfois fondées : je me suis retrouvée bien embêtée à marcher 2h dans la mauvaise direction lorsque j’étais en déplacement dans une nouvelle ville et que je lisais mal ma carte… Car, comme je le disais dans certaines de mes réponses, le monde n’est plus vraiment adapté à cette absence de smartphone (et nous non plus).

      Les entre-deux dont tu parles sont vraiment bien pour garder le contrôle, je trouve. Et c’est ce que nous avions perdu !

      Bonne continuation à toi aussi

  8. Bonjour
    Effectivement j’ai moi même déjà voulu essayer mais je n’ai pas encore franchis le pas. J’ai peur… je pense que ce qui me manquera le plus c’est un appareil photo pour photographier mes enfants n’importe quand, puisque que mon téléphone me suit partout.
    Transporter un appareil photo n’est pas très pratique. Avez vous des conseils à me donner ?

    1. Author

      Bonjour ! Pour l’appareil photo, je n’ai pas d’autres conseils que d’acheter le plus petit appareil photo numérique que vous pourrez trouver. Dans un sac à main, cela ne pèse pas grand chose. Mais je vous l’accorde, c’est toujours moins pratique que de ne rien avoir…

  9. Bonjour, j’ai vécu sans téléphone portable pendant 15 ans. Juste avec ligne fixe et sans internet pendant très longtemps, je n’ai eu une connexion qu’il y a 7 ans. Je me suis décidé à reprendre un portable qu’il y a 1an, en constatant que les cabines téléphoniques disparaissaient à grande vitesse ainsi que les bornes de secours au bord des voies rapides. C’est un simple Samsung à clapet très petit et résistant qui ne fait que téléphone et textos.
    J’ai plusieurs fois galéré en panne pendant des heures. Je n’ai jamais donc été habitué à l’utilisation de smartphones et j’ai regardé de très loin leur développement avec un certain scepticisme. Pour ma part, j’ai un ordinateur portable que je branche à un écran, clavier et souris et que je peux amener dans mes déplacements- Les bars avec wifi sont simples à trouver. J’ai une ligne fixe (avec téléphone filaire rétro chez moi. Mon téléphone portable ne captant pas chez moi, il ne me sert qu’à l’extérieur. Il est en sorte un prolongement de ma ligne fixe. J’ai laissé sur mon répondeur du fixe mon N° de portable et inversement. Mon tel portable ne me sert juste qu’à téléphoné ou être joint quand je suis absent de chez moi, et cela me suffit largement. J’emploie très peu les textos, car ils sont longs et fastidieux à écrire sur les téléphones ancienne génération. J’ai une montre, un agenda papier et stylo, un petit appareil photo numérique 1ère génération que je ne prends avec moi que lorsque je juge bon qu’il y aura des photos en vaillent la peine d’être prises (pas de selfies inutiles). J’ai un petit dictaphone mp3 que je prends si besoin avec moi. J’ai des cartes routières dans ma voiture. Je vis très bien comme cela sans sentir de manque. Beaucoup me regardent d’un drôle d’air, mais peu m’importe, je me sens libre, sans toute les contraintes de cette petite machine.

  10. Bonjour !
    17 ans et pas de téléphone
    je vis juste sans pour plusieurs raisons
    1- Le contact superficiel constant, je préfère parler moins souvent mais vraiment avec mes amis et non pas à coup de texto ou d’image sans aucun réel intérêt
    2- Comme symbole, j’essaye de monter aux gens de mon âge que vivre sans téléphone c’est possible ! (ou alors je suis morte et je ne le sais pas… hum .. me voila embêté 😉
    Je ne veux pas qu’ils n’aient pas de téléphone comme moi, mais plutôt qu’il le lâche, qu’il fasse quelque chose de leur vie au lieu de s’auto zombifier tous seul
    Dans mon lycée les réactions sont variées, l’incompréhension totale est la première des réactions, puis vient le dénis et ensuite l’acceptation
    plus sérieusement les jeunes de mon aĝe me demandent souvent ce genre de choses
    “mais tu dois t’ennuyer non ?”
    R- Non je lis, tu connais ?
    “mais si t’arrive en retard ?”
    R- He bah j’arrive à l’heure…
    Typiquement, voila le problème du telephone il banalise le manque de ponctualitée !
    Car vu que l’on peut prévenir, on se dédouane du retard et une fois arrivé dire des choses
    “Mais pourquoi tu es énnervé ? Je t’ai prévenu non ?”

    Breeeeeeeeeeef je pourais faire une dicertation sur ça 😉
    Donc pour conclure
    Téléphone = Bien
    Trop = Pas Bien

    Voila comme ça même les zombies comprendront !
    sur ce bonne journée à tous ceux qui lisent ce message !

  11. Moi j’ai 34 ans et j’ai abandonné le smartphone pour repasser sur un 3410 de début décennie 2000 et franchement c’est bien mieux! Le smartphone n’est que assistanat et gadget! Le retour au carte bloc note papier les photos avec un vrais appareil et non pas un vulgaire smartphone la préparation au préalable et pas du vent comme du tout tout de suite, ça change la vie et tu gagne en liberté tu es plus disposé à t’ouvrir au gens. Mais quand tu à pris l’habitude du smartphone il faut se déshabitué et se réhabitué au appareil d’avant les smartphones. Et encore si les cabines téléphonique existait encore je ferai sans doute sans portable.

  12. Bonjour,

    J’ai 16 ans et suis encore au lycée.
    Mes parents m’ont dit que je ne pourrais avoir mon téléphone portable qu’en 3ème. Alors j’ai attendu… et j’ai remarqué que, petit à petit, mes amis changeaient et passaient de plus en plus de temps sur leurs nouveaux téléphones.

    Lorsque j’ai enfin eu mon premier smartphone, j’étais très heureux. Mais je savais me contrôler et je n’allais que rarement dessus. C’est alors que j’ai eu peur : où que j’aille et quoi que je fasse, les personnes que je voyaient avaient le nez collé à leur écran. Mes amis ne me regardaient même plus dans les yeux lorsqu’ils me parlaient, si ce n’est que pour prendre une photo…

    J’ai réellement eu peur et je ne sais pas combien de fois j’ai voulu écraser mon téléphone au sol. Mais ça coûte cher, ces trucs, alors je me suis retenu.
    Alors j’ai eu une idée : j’ai demandé à mes parents un vieux téléphone à clapet, j’ai repris mon MP3 et j’ai commencé à lire des livres.

    Tous mes amis de lycée me regardent parfois bizarrement. J’ai bien cru que je n’était pas “normal”. Mais maintenant que je vois cet article et tous les commentaires… Je… Je suis rassuré et particulièrement heureux…

    Je ne sais pas pourquoi j’écris ce commentaire… Peut-être que je suis simplement content d’avoir un point commun avec vous.
    Bonne journée ou bonne soirée !

  13. Bonjour,

    J’ai 50 ans et fais partie de la dernière génération qui a connu la vie sans ordinateur, ni internet ni téléphone portable. Je suis heureuse de lire que des jeunes remettent en question l’omniprésence de ces technologies dans nos vies. Car leur emprise grandissante me donne froid dans le dos… On assiste aujourd’hui à une pression pour la disparition de l’argent liquide, au profit de la digitalisation. Les cartes bancaires existent encore, mais de plus en plus tout se fait par smartphone. Cet objet ne nous quitte plus. Il devient vital et nous rend tracables et contrôlables dans les moindres de nos actions. Avant d’avoir réalisé ce qui nous arrive, nous nous retrouverons “pucés”… mûrs pour une dictature digne des classiques de science-fiction, qu’il est grand temps de relire. Continuez, battez-vous, car le danger est réel, et grand, et insidieux!

    Amitiés

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