Conseils d’écriture par Myriam Jézéquel

Publié dans Bien dans ma tête par JouvenceEcrire un commentaire

Envie de vous lancer dans la rédaction d’une fiction mais vous ne savez pas trop par où commencer ? Voici quelques conseils d’écriture pour vous aider !

1. Trouver une bonne histoire

Toute bonne histoire commence par identifier la quête du personnage principal. Que veut-il ? Qu’espère-t-il ? Que fuit-il ? Cette quête qui l’anime de l’intérieur est aussi ce qui le met en mouvement et en action. Rien n’est plus fort qu’une quête qui donne sens et direction à l’histoire. Cette quête puise dans les motivations profondes du personnage principal, bien au-delà de ses objectifs concrets. Les grandes quêtes de l’humanité rejoignent quelques thèmes universels : l’amour/l’amitié, la liberté, la justice, la vérité, la paix, l’identité, le sens de la vie, l’affirmation de soi, le pouvoir… Trouver une bonne histoire, c’est se mettre en quête soi-même de la quête du personnage principal.

À retenir : toute histoire répond à une quête du personnage principal, que ce soit un besoin, une mission, une aspiration, un questionnement intérieur…

Demandez-vous : au plus profond d’elle/de lui, qu’est-ce que votre personnage espère-t-il ou veut-il ?

2. Construire un bon scénario

Le principe d’un bon scénario est de tenir le lecteur en haleine, avec l’envie de lui faire lire votre ouvrage jusqu’à la dernière ligne. Il existe plusieurs « trucs de métier » pour susciter ce suspens à vous garder éveillé.

L’élément déclencheur (ce grain de sable, un mini-événement inattendu, une coïncidence peut-être… qu’importe, c’est LÀ que l’histoire commence)

Les épreuves à répétition : une série de défis et de péripéties liée aux circonstances extérieures ou aux limites intérieures du personnage

La révélation : une information cachée et, soudainement, révélée ou interceptée entraînant une prise de conscience

La fausse piste : le choix d’une mauvaise direction pour déjouer l’attente du lecteur

Le retournement de situation : alors que tout laissait croire que… alors que tout portait à penser que…

Le rebondissement final : un dernier et ultime obstacle sur la route au moment où l’issue est à portée de vue

L’épreuve finale et glorifiante : enfin le dénouement de l’histoire suivi par la leçon apprise

Chaque chapitre se suit à l’image d’un jeu de domino, chaque chapitre/domino entraînant le chapitre/domino suivant. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez supprimer ce chapitre qui ne participe pas à l’avancement de l’histoire.

À retenir : dans une histoire, la situation peut être complexe, difficile, mais elle n’est jamais insurmontable. L’heure est grave donc, mais pas désespérée !

Dresser un premier panorama (plan) de votre histoire en faisant l’inventaire des obstacles/drames sur la route de votre personnage. Et demandez-vous ce qui pourrait inciter votre lecteur à penser « jamais je n’aurais cru que… »

3. Créer un personnage principal captivant

Un personnage principal captivant nous touche par son humanité, nous intrigue par sa complexité, nous fait à la fois rire et pleurer par ses conflits et ses tiraillements intérieurs, nous plonge dans de profondes réflexions, nous surprend alors qu’on croit (enfin) le connaître, nous émeut par ses efforts, ses faux pas, ses failles… cette part de vulnérabilité qui le rend si proche de chacun au fond.

Un personnage captivant est un peu à l’image d’un puzzle dont il manquerait une pièce. Cette « pièce manquante » du puzzle est similaire à un secret sur le personnage qui explique qu’il demeure une « énigme » à un certain égard.

À retenir : Le personnage principal se distingue par une personnalité bien à lui qu’il vous appartient de « faire ressortir », comme un projecteur mettrait en lumière certains traits, laissant d’autres dans l’ombre.

Demandez-vous : quel est le principal trait distinctif de votre personnage (« Ce quelque chose d’unique » en elle/ lui) ? Quel est son plus profond désir ? Et sa plus grande peur ?

4. Décider du « casting » des personnages secondaires

Ils ont tous un rôle à jouer. C’est même là, leur principale fonction dans un roman. Décider du « casting » des personnages secondaires, c’est donc décider de leur rôle dans l’histoire. Puisque le personnage principal est le protagoniste (celui qui est proactif), il a souvent face à lui, un antagoniste (celui qui lui met des bâtons dans les roues). Entre ceux qui le soutiennent dans sa quête (alliés), le guident (mentor ou sage) et ceux qui le ralentissent (rivaux ou adversaires), il y en a d’autres qui sont tout aussi importants. Le « confident » qui reçoit les émotions et les pensées du personnage principal nous révèle bien des aspects cachés de son univers intérieur. Le « bavard » qui en dit trop, a le don de précipiter l’histoire malgré lui. Le « messager » peut, quant à lui, venir tout bousculer par un seul message…

À retenir : Chaque personnage secondaire se justifie par son rôle à jouer.

Demandez-vous : quels sont les cinq personnages secondaires que côtoie le personnage principal, qu’il inviterait en premier chez elle/lui pour une fête et ceux qu’il éviterait en premier au cours d’une réception ?

Amusez-vous !

Et si vous souhaitez vous entraîner, je vous recommande l’article 3 conseils pour créer votre rituel d’écriture matinal ainsi que les livres Atelier d’écriture du matin et Atelier d’écriture du soir

Myriam Jézéquel

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